Les idées reçues !

  •  L’enfant HPI n’est pas plus intelligent que les autres. Il a une forme d’intelligence différente liée à sa forme de pensée particulière, présente dès sa naissance. Elle lui permet d’être en avance sur les autres enfants pour certains apprentissages, mais parfois en retard sur d’autres.
  • Une alternative à laquelle il est confronté très tôt : devenir conformiste ou rester différent ? Dans la construction de l’image de soi, il doit en permanence naviguer entre le besoin de se faire accepter dans le groupe auquel il appartient (famille, amis, école, travail, etc.) en restant conformiste et sa façon « d’être », qui lui impose de fonctionner différemment.
  • L’enjeu réside dans le dépistage précoce de ses mécanismes propres. Cela permet de l’accompagner au quotidien dans la construction de son identité et d’une estime de soi satisfaisante vis-à-vis des autres. Ce point pose souvent problème chez cet enfant qui, paradoxalement, possède des capacités intellectuelles remarquables dont il n’a pas conscience. Un dépistage précoce permet également de prévenir le sentiment de «décalage» par rapport à ses camarades non HPI qui accentue chez lui un grand sentiment d’insécurité et de rejet.
  • Ce Haut Potentiel Intellectuel doit être détecté, accepté, nourri et géré par l’enseignant et les parents pour pouvoir continuer à se développer et à s’épanouir tout au long de l’existence. Dans le cas contraire, ce potentiel ne se développera pas. Le processus est identique pour les sportifs de haut niveau par exemple.
  • Une prise de conscience tardive des troubles de l’apprentissage liés au surdouement en Suisse par les autorités publiques. Encore aujourd’hui, par ignorance et/ou manque de moyens, ces troubles ne sont pas clairement identifiés dès le plus jeune âge par les responsables pédagogiques à l’école ou par les parents et ne sont donc pas pris en charge. Ce qui, pour certains enfants (ces troubles ne sont pas systématiques), ouvre la voie à l’échec scolaire à répétition au moment où ils entrent au secondaire alors que rien ne présageait une telle situation en primaire. Dans les cas les plus préoccupants, cela entraîne une intégration sociale chaotique, voir marginale.
  • Un comportement différent à l’école entre les filles et les garçons HPI est observé. Les filles ont tendance à mieux s’adapter que les garçons. Elles font des efforts pour s’intégrer et se fondent dans la masse. Les garçons ont plus tendance à perturber la classe : ils s’ennuient et font des commentaires à voix haute, gigotent, se déplacent intempestivement, font des bêtises etc. Ils sont donc plus fréquemment repérés que les filles.
  • Un réel risque d’ennui profond, de démotivation et de dépression à l’école existe chez cet enfant fragile émotionnellement, affectivement et socialement.
  • Des besoins éducatifs spéciaux lui sont nécessaires en raison de son fonctionnement intellectuel différent et de la singularité de son processus d’apprentissage. Il a besoin de plus d’approfondissement dans toutes les matières, de sujets diversifiés, de grande précision, de détails et de mise en situation pour comprendre le sens des apprentissages qu’on lui demande.

Note: le terme HPI utilisé dans le site correspond à Haut Potentiel Intellectuel.

D’autres termes sont également utilisés suivant les pays pour les enfants dont le résultat du test de QI est élevé: enfant HP dans le canton de Vaud ou Genève, EIP pour Enfant Intellectuellement Précoces, enfants précoces ou surdoués chez nos voisins du Pays de Gex et en France, le surdouement (Douance) au Canada, gifted children dans les pays anglo-saxons…

On utilise également le terme “zèbre” introduit par Jeanne Siaud-Facchin dans son ouvrage « Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué »

En suivant ce lien vous trouverez plus d’informations sur les HPI.